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La qualification par téléphone, une étape importante

Il fut une époque où la présélection des candidatures se faisait uniquement sur CV. C’était le temps des annonces presse et des candidatures envoyées par courrier qui submergeaient les boîtes aux lettres des cabinets de recrutement. Portables, mails et réseaux sociaux n’existaient pas. Le téléphone illimité était une utopie. Les candidats étaient reçus en entretien même si leur CV n’était pas suffisamment détaillé ou convaincant, histoire de ne pas passer à côté de la perle qu’on recherchait.

2018. Aujourd’hui, le temps est compté. Pour les entreprises. Pour les recruteurs. Pour les candidats. La pré qualification téléphonique est devenue incontournable. Pour que chacun gagne du temps. Pour que personne n’en perde. Ce bref échange téléphonique ne se substitue pas à l’entretien en face à face. Il a pour objectif de valider quelques éléments clés d’une candidature avant d’envisager d’aller plus avant dans le process de recrutement. Il porte sur quelques points : intérêt pour le poste, dernière expérience, rémunération, mobilité géographique. Inutile donc pour le candidat de dérouler le CV en détail lors de cette étape.

Le recruteur sait ce qu’il veut. En une dizaine de minutes, il évalue si le profil correspond a priori aux attentes du poste pour lequel il a été missionné. Le candidat doit donc être à même de répondre de façon claire et synthétique. Il n’est bien sûr pas question de le prendre de court ou de le déstabiliser. S’il n’est pas dans de bonnes conditions pour répondre, il faudra alors fixer un rendez-vous téléphonique à un moment plus opportun.

Que le candidat ait répondu à une annonce ou qu’un recruteur le sollicite directement, il ne faut pas négliger cette étape. Elle met en lumière le savoir-faire, le savoir-être, les motivations et clarifie d’éventuelles zones d’ombre dans son parcours. Il faut être préparé à cet exercice, tant sur le fond que sur la forme. Le candidat doit être capable de présenter en quelques minutes une expérience actuelle ou récente : ses missions, ses compétences spécifiques, etc. Il lui faut pouvoir expliquer l’intérêt pour la fonction proposée et ce qui motive un éventuel changement de poste. Le ton utilisé, le débit verbal et le sourire (eh oui, il s’entend au téléphone !) sont également des indicateurs auxquels le recruteur prêtera une attention toute particulière.

Si, à l’issue de ce premier contact, nous décidons de ne pas aller plus loin avec un candidat, celui-ci ne doit pas le prendre comme un échec. Il doit garder à l’esprit qu’il s’agit d’un échange qui nous a permis de recueillir des éléments qui nous aideront à l’orienter vers des postes plus proches de ses compétences, de sa personnalité et de ses souhaits.

Si nous proposons un entretien en face à face, bravo ! Mais que chaque candidat n’oublie pas de se préparer pour l’étape suivante.

I.B.

 

Si vous souhaitez relire notre article sur l’entretien en face à face, c’est par ici

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